Conserver le volet secourisme dans ma vie
A 22 ans, Mona Kherbach a rejoint l’UDPS de Paris en juillet 2025. Manipulatrice radio dans la vie, la jeune femme se nourrit de cette nouvelle activité bénévole où elle a trouvé sa place et un nouveau réseau.
Cet été, l’UDPS parisienne a mené une campagne de recrutement d’envergure. Parmi les nouvelles recrues, Mona Kherbach, une jeune femme dynamique, enthousiaste et surtout touche à tout. Quand elle ne pratique pas la course à pied, qu’elle ne donne pas des cours de piano ou qu’elle n’est pas à ses cours de chant ou de théâtre, Mona participe activement à la vie de l’UDPS en tant qu’ équipière secouriste.
Après ses études médicales pour devenir manipulatrice radio qu’elle termine en 2023, la Parisienne s’engage dans l’armée. Elle suit alors la formation initiale “secours aux combats de niveau 1” et déjà, le secourisme l’attire. “Je n’ai pas fait d’opérations extérieures. Je n’ai pas renouvelé mon contrat avec l’armée car je voulais découvrir d’autres possibilités d’évolutions dans le civil”, affirme la jeune femme à l’emploi du temps bien chargé. Pour conserver le volet secourisme qu’elle affectionne tant, elle décide de s’engager en parallèle de son contrat au sein d’un cabinet privé. “J’ai découvert l’UDPS sur le site jeveuxaider.gouv.fr et lors de l’entretien téléphonique que j’ai eu, la présentation de l’association et ses valeurs m’ont plue. L’entité parisienne est en train de se restructurer et c’est sympa de participer à ce mouvement.”
Un vrai plus pour mon travail
Arrivée avec le PSE1 en poche, elle est immédiatement confrontée au terrain avec plusieurs Dispositifs prévisionnels de secours (DPS). Vêtue de l’uniforme bleu et rouge, elle découvre les interventions et les prises en charge, notamment lors de la cérémonie du Ballon d’or ou de la Fashion Week. “La première évacuation à laquelle j’ai pu participer c’était une luxation de l’épaule. C’est un vrai plus pour mon travail de manip radio car je peux mieux comprendre toute la prise en charge en amont avec l’immobilisation, rapporte-t-elle. Désormais, lorsque les patients viennent en imagerie à la suite d’une immobilisation, je sais tout le travail qu’il y a eu en amont par l’équipe de secouristes et c’est intéressant car cela améliore ma prise en charge du patient.” Formée à l’AFGSU (Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence), cette nouvelle secouriste prend la mesure de l’importance de la pratique. “ Ce diplôme (AFGSU) nous permet de voir la prise en charge d’urgence vitale dans le milieu hospitalier donc avec le matériel présent sur place., mais pour le reste, le fait de pratiquer désormais avec l’UDPS me permet d’être à jour et de savoir réagir.” Malaises, traumatismes, en seulement quelques semaines, elle met le pied à l’étrier et cela la conforte dans son engagement.
D’ici à l’année prochaine, Mona envisage de passer à la vitesse supérieure en se formant au PSE2 et à l’avenir elle a même d’autres ambitions. “Je souhaiterais m’engager plus dans les DPS et la gestion, mais pour l’instant je me concentre sur le secourisme et devenir cheffe de poste”, précise-t-elle. En région parisienne, l’UDPS est également en train de mettre en place un partenariat avec le SAMU ou les pompiers pour réaliser des gardes en commun. Ce projet n’a pas échappé à la curiosité de Mona qui a, semble t’il, véritablement trouvé sa voie.

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