Pourquoi former les encadrants sportifs aux gestes de premiers secours est indispensable ?
Au-delà de la performance, du dépassement de soi et du spectacle, le sport est aussi un endroit où les accidents peuvent arriver. Traumatismes, hémorragie, perte de connaissance, arrêt cardiaque, les éducateurs et les entraîneurs sportifs jouent un rôle clé et sont les premiers maillons de la chaîne de survie.
Le milieu sportif expose régulièrement les pratiquants à des situations d’urgence. Que ce soit des traumatismes liés aux chocs ou chutes, en passant par les entorses et les fractures ou encore les malaises dus à l’effort, les sportifs poussent leur corps et l’exposent à ces différents risques, et ce, quelle que soit la discipline. Sur le bord d’un terrain, d’une piste, d’un bassin ou encore sur les bancs du gymnase, les entraîneurs sont aux premières loges. Afin de garantir une pratique sereine de la discipline qu’ils encadrent, il convient que ces derniers soient des acteurs clés de la chaîne de survie.
Ce que dit la loi
Depuis la loi « sauveteur citoyen » et son intégration dans le Code du sport, la formation des arbitres et juges sportifs doit obligatoirement inclure une sensibilisation à la lutte contre l’arrêt cardiaque et aux gestes qui sauvent.
L’article D211-101 du Code du sport précise que chaque fédération agréée organise cette sensibilisation en s’appuyant sur les référentiels élaborés par la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC).
À l’issue de cette formation, les arbitres et juges doivent être capables :
- de protéger la victime et les témoins,
- d’alerter les secours adaptés,
- d’empêcher l’aggravation de l’état de la victime,
- et de préserver son intégrité physique en attendant l’arrivée des professionnels.
Un arbitre ou juge déjà titulaire d’une qualification en premiers secours (par exemple le Certificat de compétence de citoyen de sécurité civile – PSC ou une attestation « Gestes qui sauvent ») peut être dispensé de cette sensibilisation lors de sa formation d’arbitre ou juge.
Ces actions de sensibilisation et de formation sont mises en œuvre par des organismes et associations habilités par le ministère de l’Intérieur, dont l’ANPS et son réseau d’UDPS.
La mort subite du sportif
La mort subite du sportif est toujours très relayée par les médias car elle à l’opposé de l’image que véhicule les sportifs, c’est-à-dire la robustesse et l’invincibilité. Les exemples sont nombreux, tels que ce jeune homme de 27 ans qui est décédé d’un arrêt-cardiaque à 100 m de la ligne d’arrivée du marathon de Nice-Cannes lors de l’édition 2025. Plus heureux, en août 2025, le pompier volontaire Samuel Fossey, joueur amateur de l’US Oisseau-le-Petit a sauvé la vie à un adversaire victime d’un arrêt cardiaque sur le terrain.
Les articles de presse ne manquent pas, néanmoins, même s’il ne faut pas minimiser la gravité des faits, la mort subite du sportif reste rare.
D’après le professeur Xavier Jouven, chef du pôle cardio-vasculaire de l’hôpital Georges-Pompidou à Paris, « il y a environ 800 morts subites du sportif chaque année en France. Un registre national sur la mort subite du sportif,a été lancé entre 2005 et 2010 avec 60 départements qui avaient participé”. D’après la Fédération de cardiologie, la mort subite du sportif est un arrêt cardiaque au cours de l’effort physique. “L’activité sportive agit ici comme le révélateur d’une maladie cardiaque jusque-là ignorée.”
La mort subite du sportif rappelle l’importance du staff à être formé aux gestes de premiers secours afin d’être capable d’agir immédiatement.
Liens :
Arrêt cardiaque : mieux identifier les signes pour agir vite
Se former : un engagement responsable
👉L’ANPS et ses antennes locales, les UDPS, proposent des formations adaptées aux encadrants sportifs partout en France. Se former aujourd’hui, c’est être prêt à agir demain.

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